En ce moment à Paris, il pleut, il mouille, et c’est la fête aux Grenelle. Après un long hiatus depuis les accords de la rue de Grenelle en 1968, c’est l’emballement. Parmi les plus médiatisés, citons les Grenelle de l’environnement (2007) et de l’insertion (2007), ou, plus proche de nous, le Grenelle des ondes (2009). A croire qu’il s’en crée un par jour. Voyez par exemple ce communiqué officiel, relevé sur le fil RSS du gouvernement : Lisez la suite de cette entrée »
La passe d’armes toute récente entre Elisabeth Guigou et Rachida Dati a fait l’objet de nombreux commentaires. J’en ai pris connaissance via le blog de Joseph (Za Blog).
Comme Joseph, ce qui me choque, c’est l’absence de maîtrise de soi de la part de Rachida Dati. Qu’un échange de petites phrases ait lieu entre personnalités politiques, passe encore. C’est même plutôt divertissant. Surtout que, pour commencer, l’attaque d’Elisabeth Guigou était plutôt gratinée : Lisez la suite de cette entrée »
La prospective, un art difficile. Un art tellement difficile que Nathalie Kosciusko-Morizet a décidé, je cite, de “rapprocher l’horizon de la prospective pour le recentrer sur les futurs immédiats”. Intention louable, enquête TNS Sofres à l’appui. C’est ce qu’on va voir maintenant. Lisez la suite de cette entrée »
Après avoir créé du buzz sur le net depuis une semaine (à base de détournements de films phares hollywoodiens commis par de vrais-faux sympathisants), Libertas, le mouvement sous lequel Philippe de Villiers et Frédéric Nihous se lancent dans la course aux élections européennes, se prépare à sillonner la France à bord d’un bus de campagne. Le journal Metro de ce matin consacre un petit encadré à cette nouvelle, titré “Européennes : Villiers prend le bus”.
Je m’interrogeais dans un précédent billet sur les résultats d’une étude qui tendrait à démontrer que les comportements égoïstes au volant conduisent à une situation sous-optimale où chaque conducteur paie “le prix de l’anarchie”. La piste avancée par les auteurs de l’étude consiste à préconiser de fermer des routes plutôt que d’en ouvrir de nouvelles pour décongestionner le trafic – une idée contre-intuitive qui mérite qu’on s’y arrête.
L’idée sous-jacente est donc de réduire “le prix de l’anarchie” en réduisant la liberté de choix offerte à chacun, au moyen de contraintes supplémentaires (fermetures de routes) imposées par les autorités. Pourtant, me disais-je, le développement de nouvelles technologies de type GPS ne fait-il pas voler en éclats ce modèle ? Lisez la suite de cette entrée »
Des chercheurs viennent de mettre en lumière le fait que les comportements égoïstes au volant (selfish driving) débouchent sur… des bouchons à l’échelle collective (merci à Pied-à-Terre qui m’a signalé cet article). Pas un scoop en soi, sauf que la conclusion à laquelle ils arrivent est, elle, assez novatrice. Et pourtant, elle ne me satisfait pas complètement…
En gros, les auteurs observent que le fait que chaque conducteur cherche en permanence à optimiser son trajet, en recherchant pour soi la route la plus rapide, conduit à la réalisation d’un équilibre sous-optimal pour la collectivité des conducteurs. Les auteurs baptisent l’écart entre cet équilibre sous-optimal et l’équilibre optimal prix de l’anarchie (Price of Anarchy). Lisez la suite de cette entrée »
Grâce à l’émission de Jean-Pierre Pernaut du vendredi 3 avril sur TF1 (Le Monde à l’envers), redécouverte de l’affaire du “faux hall d’immeuble du Havre”, qui avait fait tant de bruit fin 2007.
“Le hall d’immeuble est faux !”
L’idée : puisque les jeunes des cités aiment bien zoner dans les halls d’immeuble, on va leur construire, au pied de la cité, un faux hall d’immeuble (avec fausse cage d’escalier, faux ascenseur, fausses boîtes aux lettres, etc.), à partir d’une structure de type conteneur de frêt portuaire, et ils pourront venir y traîner sans déranger les habitants. Lisez la suite de cette entrée »
Tout part d’un échange avec un internaute au sujet du débat sur Internet, le téléchargement, la création artistique, etc. D’abord, il y a eu l’aspect troll de la réponse de cet internaute (me citer dans sa réponse, alors qu’il ne reprend aucun de mes arguments, et, pire, qu’il m’attribue des comportements que je n’ai jamais eus). Ensuite, le mécontentement. Enfin, la volonté de ne pas se laisser démoraliser pour si peu, et d’essayer d’élever le débat. Ce ne sont pas mes camarades de Pearltrees, et notamment Cratyle, qui vont me contredire ! Lisez la suite de cette entrée »
Chronique de Laurent Bazin sur les “gros mots” des ministres envers les entreprises qui licencient : coup de gueule de Luc Châtel face à Continental, de Laurent Wauquiez face à Total… Mais au fond, Laurent Bazin fait de la publicité mensongère : il s’agit bien d’indignation, pas de “gros mots”. Quelques minutes plus tard dans le journal, la parole est donnée aux salariés de Continental : “on nous traite comme des chiens”, “c’est ce que j’appelle se faire jeter comme des merdes”. Les vrais gros mots restent l’apanage de ceux qui risquent tout.
Revue de presse, toujours sur i-Télé. Christine Boutin, Ministre du Logement, s’exprime dans le Parisien de ce matin sur les propositions du gouvernement en matière de logement et de gestion des expulsions, alors que la trêve hivernale prend fin ce dimanche. Sujet complexe, sur lequel la ministre doit éviter le misérabilisme, la démagogie mais aussi l’aveu d’impuissance. OK, mais pourquoi diable est-elle allée se faire la tête de Robert Smith de The Cure ?